Arthur Travers Crawford

Arthur Travers Crawford est né en 1835 et est mort en 1911. Il a été le premier commissaire municipal et collectionneur de Bombay (aujourd’hui Mumbai), en Inde. Crawford était célèbre comme un administrateur compétent ainsi que pour ses prétendues transactions financières sournoises.

Monsieur Crawford, un homme d’argent

Crawford acquiert les jardins de l’Agri-Horticulture Society à Sewri afin de construire le cimetière européen en 1865. Crawford Market, au sud de Mumbai, porte son nom. Lorsqu’il a pris ses fonctions de commissaire, l’approvisionnement en eau était insuffisant, les ordures s’accumulaient et le taux de mortalité était de 40 pour 1 000. Crawford a nettoyé les rues, réparé les drains et réduit de moitié le taux de mortalité de 35 000 à 18 000 au cours des deux années suivantes. Toutefois, ses plans ont largement dépassé le budget municipal et il a été accusé de mauvaise gestion financière après avoir refusé de tenir compte des avertissements selon lesquels le déficit ne cessait de se creuser. Bien que critiqué par beaucoup, il fut défendu par l’avocat Pherozeshah Mehta lors de la controverse municipale vers 1870.

Un homme qui aimait les pots de vin

Plus tard dans sa carrière, il a été allégué que Crawford avait accepté des pots-de-vin de mamlatdars (chefs de secrétariat d’une taluka). Cela a suscité un débat public animé par Lokmanya Tilak et Gopal Krishna Gokhale. L’enquête qui a suivi, présidée par le juge Arthur Wilson de la Haute Cour de Calcutta, a déclaré Crawford (alors commissaire de la Division centrale de la présidence de Bombay) non coupable d’avoir accepté des pots-de-vin, mais seulement d’avoir emprunté de l’argent à ses subordonnés officiels. Crawford a par la suite été retiré de la liste de la fonction publique et on lui a demandé de retourner à Londres.

L’argent autour de la vie d’Arthur crawford

Selon l’auteur de Govid Talwalkar dans Gopal Krishna Gokhale : His Life and Times, un article paru dans Westminster Review en juin 1890 affirmait que les fonds illégaux de Crawford avaient été transférés en Europe par une banque française. Puis, comme leurre, il écrivit deux lettres à son frère basé à Bombay qu’il allait se suicider au pont Holkar à Poona (aujourd’hui Pune). Costumé en clochard, il est monté dans le compartiment de troisième classe d’un train en partance pour Bombay. Alors qu’il se trouvait dans un hôtel près des docks, la police a eu vent de sa présence et l’a arrêté. Crawford avait essayé d’acheter un billet pour Colombo.

Livres et mémoire par Arthur Travers Crawford

De retour à Londres, il écrit ses mémoires sur sa vie en Inde, intitulés Our Troubles in Poona and the Deccan, publiés en 1897. Il a décrit de nombreuses communautés de la région de Bombay avec leurs croquis. Il a fait l’objet de critiques particulièrement sévères à l’égard des Brahmanes. Sa maîtrise du marathi a toutefois conduit ironiquement l’écrivain contemporain N. C. Kelkar à dire que Crawford aurait pu passer pour un brahmane de Chitpawan s’il avait mis un dhoti. D’autres livres publiés par Crawford comprennent Réminiscence of an Indian Police Officer, The Unrest in India et Legends of Konkan.